Livres

BIEN LE SILENCE PARTOUT (Flammarion)

date de parution : 2010

C’est l’histoire d’un scénariste qui a le plus grand mal à écrire une nouvelle version d’Angélique, marquise des Anges parce que sa femme l’a quitté, son frère a fait une tentative de suicide, et qu’il n’arrive pas à se débarrasser d’un rhume.

Son histoire n’est pas sans amour, et pourtant elle est pleine de violence et de rage proférée. Elle n’est pas non plus sans famille, bien qu’elle possède le rythme d’un récit d’aventures. En fait, son histoire, c’est un roman sentimental, où perdre un amour équivaut à perpétuer un meurtre. Les femmes font de bonnes complices dans ce genre de faits-divers.

C’est un héros qui doute de ses pouvoirs. Un homme seul dans un monde qui s’écroule. Un type avec un cœur brisé, un foie dans un état moyen, et qui hurle, qui hurle, comme si quelqu’un pouvait l’entendre. Tout ce bruit fait de lui le coupable idéal. Car rompre la loi du silence, lutter contre l’implacabilité de nos vies ordinaires, n’a jamais fait de personne un innocent.

L’AMOUR DE L’ART suivi de LA TOUR DE PISE (Flammarion)

date de parution : 2009

« J’avais l’idée d’une histoire d’amour, une brève rencontre, comme dans les films en noir et blanc. Je pensais à Marilyn Monroe, à sa carrière si réussie, à sa vie amoureuse si ratée. Je voulais faire une pièce de théâtre qui parlait du théâtre. Et j’avais envie de rire. De rire comme on rit au théâtre, dans les loges, les coulisses, la régie. Galerie d’énergumènes, situations absurdes. L’histoire s’est mise en place. Celle d’une comédienne en tournée qui interprète Marilyn sur les planches, et qui tombe amoureuse de celui qui l’éclaire. »
L’Amour de l’art est suivi de La Tour de Pise, sa précédente pièce. « Une comédie sur la douleur, une fantaisie sur la peur, un drame du ridicule. »

107 ANS (L’Olivier/Points-Seuil)

date de parution : 2003

Dans “amour fou”, il y a “amour” et « fou ». Tel est, littéralement, le sujet du nouveau roman de Diastème. Simon, 16 ans, est interné dans une institution psychiatrique. Parce qu’il aimait trop Lucie, qui venait de rompre avec lui, il s’est livré à un certain nombre d’actes – fugue, automutilation, agressions, etc. – qui ont conduit à son internement. C’est du moins ce qu’il se raconte. Tantôt gouailleur, tantôt sentimental, sarcastique, provocateur, pitoyable, ou triomphant, Simon nous ouvre les portes de son théâtre intérieur, de sa fantaisie et de sa souffrance. Mais la vérité est – évidemment – ailleurs. Du côté de ces auteurs (Jane Austen, Sylvia Plath, Ted Hughes, Jack Kerouac) auxquels il s’identifie, et qui tous, à un moment de leur vie, ont été confrontés au suicide. Il manque un nom à cette famille d’écrivain : celui d’Howard Buten, dont le héros, Burt (Quand j’avais cinq ans je m’ai tué), est en quelque sorte le petit frère de Simon, et qui pourrait bien nous fournir la clé de ce roman bref et déchirant.

UN PEU D’AMOUR (L’Olivier)

date de parution : 2002

« Tu vas commencer le nouveau livre de Diastème, Un peu d’amour. Détends-toi. Concentre-toi. Ecarte de toi toute autre pensée. Laisse le monde alentour s’estomper dans le vague. Plus tard, quand tu l’auras terminé, tu commenceras alors Si par une nuit d’hiver un voyageur, d’Italo Calvino, et tu te rendras compte alors que le début de cet avant-propos est entièrement pompé sur lui. Mais tu n’en voudras pas à Diastème, non, bien sûr que non, tu souriras, avec ton beau sourire de lecteur satisfait, le monde se sera estompé dans le vague et un bien-être t’envahira. Cela dit, si tu en veux à Diastème, sache qu’il ne t’aime pas non plus. Car amuse-toi, ami lecteur, pour trousser en quelques lignes un joli résumé de sept années d’existence. Sept années de vie intime impudiquement dressée aux yeux d’un lectorat de jeunes gens, sept années d’histoires et de tristesse, de fous rires et de colères, de grands bonheurs et de désespoirs, sept années d’écriture, d’acharnement littéraire, pour en arriver là, constatation graphique : je ne ressemble plus à la photo de moi qui a illustré tout ce temps ma chronique dans 20 ANS. J’ai retrouvé le tee-shirt que je portais lors de la séance (un noir, avec une étoile orange), on voyait à travers le tissu, il était tout élimé aux bras, les branches de l’étoile avaient fondu, elle ressemblait à un maelström, ou du moins l’idée qu’on s’en fait. L’étoile était posée sur mon coeur, je vous laisse dégoupiller l’image. »

LA NUIT DU THERMOMÈTRE (Actes Sud Papiers)

date de parution: 2001

C’est la nuit. Une de ces nuits où il fait trop chaud pour dormir. Quand Lucie se relève pour aller boire, elle découvre sa mère sur le canapé. Sa mère inanimée. Quand on est une jeune fille et qu’on se découvre une mère inanimée, on est censé faire quoi? On lui retire ses chaussures, on appelle le docteur. Et puis… Et puis on se dit que ces histoires-là, franchement, c’est pas du tout de notre âge. Alors on appelle du renfort, par exemple son meilleur ami, Simon, qui lui ne dort jamais, trop occupé qu’il est à préparer des attentats.

IN PARADISUM (L’Olivier)

date de parution : 1999

C’est un jeune homme expert en pizzas, amoureux fou de Marie, et grand jouisseur de la vie. De la vie terrestre, a priori. Mais quand Marie le quitte, c’est la fin du monde, l’Enfer, et le voici embarqué dans un drame aux concessions planétaires, fauché par l’apocalypse, contraint d’égréner tous ses péchés au Purgatoire avant d’espérer rejoindre le Paradis.

Diastème poursuit ici une méditation sur le bonheur en forme de coq-à-l’âne. Des Papas et les Mamans, on retrouve les garçons et les filles au parler cru et à l’âme sensible. Un humour exubérant et un indéniable talent de portraitiste.

LES PAPAS ET LES MAMANS (L’Olivier/Points-Seuil)

date de parution : 1997

« Au commencement le papa rentre dans la maman. Sans frapper. Ou en frappant s’il est chafouin. Joueur. L’enfant s’emmerde un peu en attendant que ça se passe. Plus tard, il court les filles dans les voitures, tape des ballons avec la tête, se prend des taquets, pile dans les dents. Son éducation est en marche, se dit-il. Téléphone à la cavalerie. D’une voix gracile, mais ferme. C’est alors que tout s’emballe. Les mères portent des minis, les pères préfèrent se trouer le foie, casser les couilles. Certains sont à deux doigts de mourir, puis meurent. La situation se précise : le monde est tout rempli d’énergumènes abscons, le garçon les voit venir, maintenant. Les poils lui poussent. Alors, tiens, lui aussi jouera de la guitare et roulera à cyclette. Ou le contraire. L’essentiel étant de tenir, le temps que jeunesse pourrisse et qu’il puisse à son tour éduquer ses semblables à grands coups d’arguments. Comment aimer son papa et sa maman ? Lui aime les deux, l’a bien de la chance. »

CHIENNE DE VIE (Albin-Michel)

date de parution : 1996

Un bébé ou un chien, que choisir ? Quoi faire après l’amour ? Faut-il ou non dire bonjour à son voisin ? Les coiffeurs sont-ils des gens comme toi et moi ? Comment faire taire un chauffeur de taxi ?
Ami lecteur, toutes ces questions hautement existentielles te taraudent, et bien d’autres encore ? Rassure-toi. Tu n’es pas le seul à te coltiner avec les interrogations essentielles de cette chienne de vie. D’autres comme toi souffrent le martyre quotidien.
Heureusement, Diastème éclaire ta lanterne à la lueur de ses brillantes chroniques parues dans 20 ANS et réunies dans ce recueil, bien sûr irrésistible et ô combien hilarant. Le meilleur de ce que l’auteur a pu produire d’inénarrable.



3 commentaires

  1. POINSU dit :

    « In Paradisum » vaut le détour, on dirait !

  2. Blonde dit :

    … quel dommage qu’un autre chroniqueur de 20 ans, Alain Soral, ait choisi, contrairement à Diastème, de produire de la saloperie manipulatoire au kilomètre au lieu de développer son talent artistique. vingt ans après 20 ans, certains ont bien vieilli, d’autres ont pris un coup de vieux!

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