Théâtre

En tant qu’auteur et metteur en scène…

LA NUIT DU THERMOMÈTRE

2001—2003

CDN de Nice / Théâtre Marigny (Paris) / Tournée France, Belgique.

Avec Emma de Caunes et Frédéric Andrau.

C’est la nuit. Une de ces nuits où il fait trop chaud pour dormir. Quand Lucie se relève pour aller boire, elle découvre sa mère sur le canapé. Sa mère inanimée. Quand on est une jeune fille et qu’on se découvre une mère inanimée, on est censé faire quoi ? On lui retire ses chaussures, on appelle le docteur. Et puis… Et puis on se dit que ces histoires-là, franchement, c’est pas du tout de notre âge. Alors on appelle du renfort, par exemple son meilleur ami, Simon, qui lui ne dort jamais, trop occupé qu’il est à préparer des attentats.

Assistante: Chantal Farinelli. Décors: Cécille & Georges. Musique: Eric Page. Lumières: Stéphane Baquet. Costumes: Cécila Z.S.

107 ANS

2003—2005

Théâtre La Luna (Avignon) / Pépinière Opéra (Paris) / Tournée France, Suisse, Belgique.

Avec Frédéric Andrau.

Dans « amour fou », il y a « amour » et « fou ». Tel est, littéralement, le sujet du nouveau roman de Diastème. Simon, 16 ans, est interné dans une institution psychiatrique. Parce qu’il aimait trop Lucie, qui venait de rompre avec lui, il s’est livré à un certain nombre d’actes – fugue, automutilation, agressions, etc. – qui l’ont conduit à son internement. C’est du moins ce qu’il se raconte. Tantôt gouailleur, tantôt sentimental, sarcastique, provocateur, pitoyable, ou triomphant, Simon nous ouvre les portes de son théâtre intérieur, de sa fantaisie et de sa souffrance. Mais la vérité est – évidemment – ailleurs. Du côté de ces auteurs (Jane Austen, Sylvia Plath, Ted Hughes, Jack Kerouac) auxquels il s’identifie, et qui tous, à un moment de leur vie, ont été confrontés au suicide. Il manque un nom à cette famille d’écrivain : celui d’Howard Buten, dont le héros, Burt (Quand j’avais cinq ans je m’ai tué), est en quelque sorte le petit frère de Simon, et qui pourrait bien nous fournir la clé de ce texte bref et déchirant.

Assistant: Damien Bricoteaux. Lumières: Stéphane Baquet.

LA TOUR DE PISE

2005—2006

Théâtre La Luna (Avignon) / Manufacture des Abbesses (Paris) / Tournée France, Belgique.

Avec Jeanne Rosa.

« Vous connaissez la tour de Pise, monsieur ? C’est très étonnant, la tour de Pise. On croit qu’elle va tomber mais non. Ca fait plus de sept cent ans qu’on croit qu’elle va tomber. Mais non. Vous savez qu’elle ne s’est pas mise à pencher tout de suite, la tour de Pise ? Au début elle était droite. C’est quand ils ont commencé à attaquer le troisième étage qu’ils ont senti qu’il se passait quelque chose, quelque chose de pas normal. Seulement, ça faisait un siècle qu’ils bossaient dessus, alors ils se sont dit bon, ben tant pis, on continue. Il arrivera ce qu’il arrivera. Quatre-vingts ans plus tard, en 1350, la tour de Pise était finie. Elle tenait debout. Elle penchait, mais elle tenait debout. Depuis tout le monde a peur qu’elle tombe. La première fois que je suis allée voir la tour de Pise, c’est Borotra qui m’a emmenée. C’était trois jours après qu’on se rencontre, et moi aussi je penchais, monsieur, presque autant qu’elle. » (extrait)

Assistant: Damien Bricoteaux. Décor: Cécille & Georges. Lumières: Stéphane Baquet.

L’AMOUR DE L’ART

2009—2010

Théâtre Le Chêne Noir (Avignon) / Tournée France, Suisse, Belgique.

Avec Emma de Caunes, Frédéric Andrau, Jeanne Rosa et Bertrand Combe.

« J’avais l’idée d’une histoire d’amour, une brève rencontre, comme dans les films en noir et blanc. Je me demandais pourquoi, la plupart du temps, on ne tombait pas amoureux de la bonne personne. Je pensais à Marilyn Monroe, à l’icône, à l’actrice, à sa carrière si réussie, à sa vie amoureuse si ratée. Il y avait aussi ce défi : prouver que le théâtre était plus fort que la magie. En magie, quand on révèle le tour, le truc, la magie n’opère plus. Je voulais montrer qu’en dévoilant la création d’une pièce, l’envers du décor, jusqu’à son plus grotesque, jusqu’à son plus risible, l’émotion subsistait, la magie opérait encore. J’avais envie de rire. De rire comme on rit au théâtre, dans les loges, les coulisses, la régie. Galerie d’énergumènes, situations absurdes. L’histoire s’est mise en place. Celle d’une comédienne en tournée, qui interprète Marilyn Monroe sur les planches, et qui tombe amoureuse de celui qui l’éclaire. Histoire à durée déterminée, flirt de vacances, relation impossible : tout le monde connaît, théâtre ou pas. Je voulais une confidente, un valet de comédie. Quatre personnages, un décor, des enjeux, du spectacle. Je voyais de quoi je voulais parler. »

Assistant: Damien Bricoteaux. Décor: Cécille & Georges. Costumes: Frédéric Cambier. Lumières: Stéphane Baquet.


En tant que metteur en scène…

LES JUSTES, d’Albert Camus

2008—2010

Théâtre Le Chêne Noir (Avignon) / Tournée France, Suisse, Belgique.

Avec Frédéric Andrau, Jeanne Rosa, Linh-Dan Pham, Julien Honoré, Renaud Le Bas, Jean-Edouard Bodziak, Bertrand Combe, Damien Bricoteaux, Mathieu Morelle, Justin Blanckaert et Ludivine de Chastenet.

« Je n’imagine pas de mise en scène sans essayer de retranscrire la fièvre et l’urgence inhérentes à l’intrigue. Il n’y a pas de moment de répit dans Les Justes : à mesure que l’histoire avance, le suspense doit tenir le public en haleine. Puisque la pièce est assez courte, le jeu et la scénographie doivent, à mon sens, être suffisamment rythmés pour entraîner le spectateur dans la course folle et désespérée des personnages.

On ne peut imaginer monter Les Justes, sans avoir trouvé son Yanek. Ma rencontre avec Frédéric Andrau, voilà huit ans, et les deux pièces que nous avons montées ensemble, m’ont amené à penser qu’il était le comédien rêvé. Que s’il fallait, ici et maintenant, trouver un acteur possédant la sagesse et la folie, la force et la fragilité, la gravité et l’humour que possédait Serge Reggiani en 1949, ce serait évidemment lui. Je lui ai parlé des Justes dès le premier jour, nous n’avons jamais cessé d’en reparler depuis, et sans doute attendais-je d’éprouver mon expérience théâtrale pour avoir le courage de me lancer. J’ai également eu la chance, très vite, de rencontrer ma Dora en la personne de Jeanne Rosa. J’ai monté 107 Ans avec l’un, je viens de monter La Tour de Pise avec l’autre, et l’idée de les réunir sur une scène, dans ces rôles, est un des moteurs du projet. C’est autour d’eux que s’est montée la troupe – formée pour la plupart par des comédiens avec lesquels nous avons, Frédéric et moi, déjà travaillé, et que nous admirons tous les deux.

C’est une sensation vraiment forte, vingt ans après, de voir un rêve prendre forme, se dessiner. Et c’est un véritable plaisir, pour un metteur en scène également auteur, que de se plonger dans les mots d’un autre, surtout quand cet autre, comme Albert Camus, est une partie aussi prenante et fondatrice de votre désir de devenir auteur et metteur en scène de théâtre. »

Assistant: Damien Bricoteaux. Décor: Cécille & Georges. Costumes: Frédéric Cambier. Lumières: Stéphane Baquet.

2 commentaires

  1. lotz dit :

    bonjour.
    comment pouvons nous obtenir les droits de monter votre pièce La tour de Pise pour le printemps prochain?
    Je vous remercie.
    m lotz

  2. Carine dit :

    Bonjour,
    Serait-il possible de se procurer le texte de 107 ans? J’ai supposé qu’il y avait eu des coupes par rapport au roman, mais peut-être que je me trompe. Merci d’avance

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