Questionnaire de genre Proust

Questionnaire de genre Proust
Via l’excellente rubrique “Doléances”, Carine m’a posté ce questionnaire. Comme je suis un garçon bien élevé, qui sait choyer son lectorat, voici donc ces quelques réponses. Le livre qui vous a causé votre premier choc littéraire
. Très difficile. Sans doute un Boris Vian, (...)


Du luxe

Du luxe
Je viens d’écrire ces quelques phrases : “L’inconfort est un luxe en matière artistique. Les œuvres les plus abouties, celles que l’on considère majeures, se sont souvent faites dans le chaos. C’est ce chaos qui nous révèle. Le manque de temps et de moyens, (...)


Rigobert

Rigobert
La rue Garlande est triste, elle se réveille lentement. Un homme est assis là, depuis dix ans au moins, je l’ai souvent croisé. Je me souviens de son visage, je me souviens de son odeur. L’homme est assis là sous un porche. La rue (...)


Rue des Teinturiers (part 2)

Rue des Teinturiers (part 2)
Camarade festivalier mon frère, je te connais si bien. Tu erres de pavé en pavé, la tong lasse, le pantacourt exsangue, tu n’en peux déjà plus de ce mistral, de cette chaleur. Tu te serais bien arrêté boire un Pac à l’eau place des (...)


Rue des Teinturiers (part 1)

Rue des Teinturiers (part 1)
Je déteste les gens qui disent “en” Avignon, je les hais, il faudrait rouvrir Guantanamo pour eux, leur mettre une salopette orange et leur passer du Mireille Mathieu en boucle toute la durée du festival. Ça fait près de six siècles qu’Avignon n’est plus (...)


En rêve

En rêve
Je ne rêve jamais la nuit, je trouve ça vulgaire. Moi je rêve la journée, matin, midi et soir. C’est un peu mon métier, d’ailleurs. Quand j’écris je rêve, je sens les personnages, je vois les scènes, j’écoute les mots, j’imagine ce qui se (...)


À travers

À travers
Je pensais à la question de Carine dans la rubrique “Doléances” – une bonne rubrique, en fait, très sous-estimée. Je pensais à lui répondre. D’autant que je venais de dîner avec Christophe, qui partait participer à ce “Marathon des Mots”, à Toulouse. C’est bizarre (...)


Une scène (#3)

Une scène (#3)
— Pourquoi tu ne dis plus rien ? Tu boudes ? — Je n’ai pas boudé depuis juin 84. — J’avais un an et demi en juin 84. — Moi j’avais un peu plus, mais je boudais. — Tu comptes bouder encore longtemps ? (...)


Les corps nécessaires

Les corps nécessaires
C’est une question que je me pose depuis longtemps, sujet d’observation, d’analyse : pourquoi certains corps et pas d’autres, pourquoi certaines peaux, certaines odeurs, certaines formes ? Pourquoi, un jour, prenez-vous la main de quelqu’un, et sentez-vous immédiatement que vous ne pourrez plus jamais (...)


Boris

Boris
Mes deux plus vieux amis s’appellent Boris. Le premier, Karagozoski. Boris Karagozoski. Nous nous sommes rencontrés à la maternelle, il habitait tout près de chez moi. Comme il était un peu plus vieux, beaucoup plus grand, ma mère me confiait à lui pour traverser (...)


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